Les rapports sexuels chez les animaux

Les rapports sexuels chez les animaux

7 | 6206 Consultations

Le roi des animaux, cet infatiguable séducteur, est polygame, c’est bien connu. Pourtant plusieurs clichés de la photographe belge Nicole Cambré, prises en mars 2016 dans une réserve naturelle du Botswana en Afrique, montrent l'accouplement de deux lions mâles adultes. Peut-on néanmoins les qualifier d’homosexuels ? Les relations sexuelles intenses chez les singes bonobos ont une fin plus « sociale » que reproductive, pour les tortues d’Hermann (de terre), la reproduction rime avec violence, la parade nuptiale comprenant des morsures et chocs de carapace. Les cygnes quant à eux sont d'une douceur déconcertante. Voici un tour d’horizon des différents comportements qui se trouvent dans la nature.

 

« Préliminaires », douceur et fidélité

Les araignées et les oiseaux pratiquent l'offrande prénuptiale sous la forme de présents ou de sécrétions pour séduire la femelle. Le couple de limace léopard commence par grimper en hauteur sur un arbre ou un mur, se suspend à un fil de bave durci et entame une langoureuse danse pendant laquelle il va s'accoupler. Quel érotisme ! Selon son espèce, le pigeon baisse la tête jusqu'au sol pour dévoiler la grande plume qu'il porte sur la tête ou montrer la tâche qui se trouve sur son cou. Pour lui donner son accord, la femelle lui fait alors des petits bisous dans le cou ;-) Les histoires d'amour chez les baleines commencent toujours par des chants. Les ondes lancées par les mâles attirent les femelles. Ses prétendants tentent de se démarquer par des concours de chant, des sauts et des cabrioles. Fidèle, l'éléphant n'a que très peu de rapports sexuels. Avant de s'accoupler, le couple passe beaucoup de temps ensemble : manger, jouer, s'asperger de boue... Ce n'est qu'après cette période de découverte que l'acte sexuel est possible. Les vautours noirs font aussi tout par deux. Chacun couve les oeufs à tour de rôle. Attention, le vautour noir est   possessif et intransigeant en matière de fidélité. S’il est reconnu coupable d’adultère ou tente de courir les jupons, ses congénères le passent à tabac ! L’albatros, également très fidèle, s’adonne à d’interminables danses de séduction avant la reproduction. Les souris des champs se blottissent et se nettoient mutuellement, partagent les tâches à la maison. Leur dévouement est tellement prononcé qu’elles furent l´objet d’études scientifiques pour tenter d’isoler ce « gène de la fidélité ».  Enfin, la palme du romantisme est attribuée aux cygnes et leurs cous entrelacés en forme de coeur.

 

Homosexualité, pansexualité et orgies

Toutefois le sexe chez les animaux n’est pas qu’une promesse d’amour éternel entre deux sexes opposés. Dans les années 90, les biologistes ont mis en évidence « l’homosexualité » de 450 espèces animales, dont 300 espèces de mammifères et oiseaux. L’homosexualité animale serait plutôt une affaire masculine et concernerait en moyenne 80 % des spécimens mâles. Bien que le comportement homoérotique occasionnel soit présent chez certains animaux, l'homosexualité au sens « humain » (attirance sexuelle exclusivement dirigée vers des partenaires de même sexe au détriment de la reproduction sexuée) n'est presque jamais observée et ne constitue en aucun cas un acte conscient mais plutôt un comportement issu d'un contexte spécial. La méthode d'accouplement des singes bonobos est appelée le « sexe convivial ». Son objectif est de plaire à un autre membre ou de réduire les tensions sociales. Ils sont fervents de la sexualité orale, du baiser avec la langue ou des rapports homosexuels.  C´est pourquoi le primatologue Frans de Waal emploie plutôt le terme de «pansexualité » et non pas d'homosexualité ou de bisexualité pour insister sur le fait que la sexualité du bonobo est totalement ouverte à toutes les relations. Il a même découvert chez les Bonobos une pratique, « l’escrime au pénis », (comparable au frottement entre deux pénis chez les humains). Enfin, le bonobo serait l'un des seuls mammifères à pratiquer, comme l'humain, le coït ventro-ventral (face à face). Autre exemple, les couleuvres rayées d´Amérique du nord se reproduisent dans de véritables orgies en sortant d'hibernation. Les mâles suivent la trace odorante irrésistible que laissent les femelles. Le premier qui pourra se placer dans la bonne position pour féconder la femelle sera le seul à se reproduire avec celle-ci.

 

L’amour violent

Du coté des insectes, les punaises de lit sont de véritables « serial » poinçonneuses. Le mâle est constamment en érection et « s'accouple » avec tout ce qui bouge. Il entend par reproduction une violente perforation de n'importe quelle partie du corps de sa ou son partenaire !  Durant la période de reproduction, l’antechinus, souris marsupiale vivant en Australie, peut s’adonner à des rapports sexuels jusqu’à 14 heures d’affilée. Les combats (parfois mortels) qu'ils se livrent et les accouplements frénétiques les épuisent. Stressé par des sessions marathon intenses, leur système immunitaire s’effondre, leurs poils tombent, ils ont des ulcères, font des hémorragies internes, sont gagnés par les infections et finissent inévitablement par mourir.

 

Simple moyen de reproduction ou plaisirs « érotiques », la seule certitude est que pour l'animal, les stratégies sexuelles n'ont qu'un but : transmettre ses gènes à la plus grande descendance possible pour assurer la survie de l'espèce. Par contre, il semblerait que cette activité puisse en plus avoir d’autres fonctions.

Cette liste est loin d’être exhaustive. Avez-vous été témoin de scènes érotiques d´animaux ou connaissez-vous d’autres pratiques ?

 

Photo © Fotolia – Auteur : ondrejprosicky

Betty_Nelly, 06.10.2016

minidou49
0 | 09.10.2016 22:06

si l'homme aura le même sors que le mal de la libellule après un accouplement ,il n' aura pas beaucoup d'hommes sur terre!( elle le mange )