S’évader autrement…

S’évader autrement…

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Période de confinement oblige, beaucoup se demandent quand ils pourront de nouveau voyager : d’une région à l’autre, d’un pays à l’autre, en Europe ou encore vers de plus lointains horizons.  En quoi les voyages sont-ils bénéfiques, voire indispensables pour certains ? Pour anticiper l’après-confinement progressif, quelles solutions s’offrent à nous si les distances pour voyager sont limitées ? Quelles alternatives aux « vrais » voyages ? Voici quelques idées.

 

Le voyage, source de liberté

Les voyages ou la perspective de ne plus pouvoir voyager à court et moyen terme frustrent bon nombre d’entre nous. En effet, en devant rester confiné, on s’aperçoit à quel point le manque de liberté est pesant, voire même démoralisant. Pour quelles raisons les voyages contribuent-ils à notre bien-être ? Parce que ces derniers élargissent notre vision du monde, nous enrichissent, alimentent notre curiosité. Ils nous font connaître des aspects méconnus de notre personnalité, développent notre esprit d´initiative, de débrouillardise et de confiance en nous. Puis surtout, voyager est une échappatoire à la routine. Paul Coelho corroborait d’ailleurs cette affirmation et disait : « Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle ». Voyager peut également attiser notre fibre artistique et susciter de nouvelles passions, comme par exemple la photographie : le plaisir de faire la chasse aux images, d’immortaliser des scènes de vie, de capturer les plus beaux clichés ; ou bien le dessin et la peinture. La liste des bienfaits liés aux voyages est longue et si ces derniers sont actuellement mis en suspens, l’idée de pouvoir les réaliser un jour n’est-elle pas synonyme de réjouissance ?

 

Moyens alternatifs d’évasion

On peut s’évader sans quitter la maison, grâce par exemple aux livres, mais également au dessin et à la peinture. Effectivement, les nouvelles technologies nous permettent de participer à des ateliers en ligne ou encore de visualiser des tutos, sur YouTube entre autres, pour apprendre à peindre.  Peindre est une alternative au voyage, une ouverture vers de nouveaux horizons, l’opportunité de s’inventer des lieux merveilleux et de jouir d’une grande liberté d’expression.  La peinture est une sorte de parcours vers l’inconnu, parsemé de découvertes merveilleuses mais aussi parfois semé d’embûches, comparable à celle d’un voyage ! En effet, entre le départ du voyage (une toile ou du papier vierge) où tout est possible et l’arrivée (peinture achevée), se déroule une quantité de détours. C’est ce qui fait de la peinture une aventure passionnante, une pérégrination semblable à celle qui est la nôtre lorsqu’on cherche le meilleur itinéraire pour se rendre quelque part…   Ainsi, cette période de confinement et de déconfinement progressif est propice à ce type d’évasion. Essayez-vous à la peinture et peignez par exemple votre prochaine destination de voyage !;-)

 

Redécouvrir sa ville en attendant de pouvoir voyager à l’étranger

Plutôt que de sombrer dans un quotidien morose à force de rester confiné chez soi, pourquoi ne pas porter un œil nouveau et prêter une attention particulière à son environnement proche, par exemple en redécouvrant sa ville d’habitation ? Une fois que les sorties seront de nouveau autorisées,  que diriez-vous d’anticiper l’après-confinement en découvrant ou redécouvrant les incontournables de votre ville, comme si vous veniez de vous y installer ? ! Une idée serait de s’approprier un guide de voyage (Le Routard ou autre), et de redécouvrir ou découvrir sa région comme si on était un étranger. Les beaux jours arrivent ; alors, pour entretenir votre forme physique d’une façon agréable, faites une balade à vélo et sillonnez votre ville en empruntant des coins que vous n’avez jamais eu l’occasion de visiter. Le contexte actuel vous offre assez de temps libre pour repérer des bonnes adresses de restos, musées, galeries d’art et autres lieux que vous prendrez plaisir à découvrir progressivement pendant le déconfinement. Dans le même esprit, renseignez-vous sur des évènements propres à votre ville, qui auront lieu dans les mois à venir.  On pense toujours à visiter les monuments en tout genre lorsque l’on est touriste et à l’autre bout du monde, pourtant nous sommes nombreux à n’avoir jamais mis un pied dans les lieux culturels de nos villes respectives… Alors, ne perdez plus de temps et repérez des adresses d’endroits où vous pourrez vous délecter de produits et spécialités du terroir, préparez-vous un programme après-confinement !;-) Pour ceux qui sont contraints à rester chez eux, il est également possible d’effectuer des visites virtuelles de musées assis dans son canapé. Citons-en quelques-uns : le Grand Palais ,  le Rijksmuseum à Amsterdam ou encore le MoMa, à New York.

 

La perspective de ne pas pouvoir voyager librement vous pèse-t-elle ?  Que pensez-vous de l’idée de redécouvrir votre ville en attendant le déconfinement ? Avez-vous fait appel à vos talents créatifs pendant cette période et quelles activités avez-vous pratiquées ? Vos témoignages nous intéressent.

 

Photo © Adobe – Auteur : undrey

Betty_Nelly, 06.05.2020

patrick44
2 | 09.05.2020 00:38

Bonsoir, moi qui ai la chance de beaucoup voyager dans le monde, je suis ''prisonnier'' de ce virus, je sus parti au Sénégal pour 15j / 3 semaines et cela fait plus de 2 mois maintenant. Au moins je n'ai pas eu a subir le confinement en France. J'avais prévu la Croatie en juillet mais ça a l'air compromis. Déja revenir chez moi (mi juin ??) et voir mes enfants et petits enfants et égayer les journées de mes papys et mamies dans les ehpad dont beaucoup sont partis hélas.

AMELIE97
2 | 07.05.2020 06:30

Oui, la perspective de ne pas pouvoir voyager librement pèse bien sûr. Rosalie vient d'en dire une raison plus que dure à vivre , et inacceptable. Pensons aussi aux parisiens enfermés dans des minuscules logements et qui ne pourront pas rejoindre la maison qui les attend à plusieurs centaines de kilomètres. Oui, bien sûr redécouvrir mon île est tentant, moi si je vais au delà de 100 km, je n'en reviens pas assurément, je tombe dans l'océan. Marrant... les situations des insulaires. Mes talents créatifs ? Ah oui et non. Disons que j'ai été tentée, pour une fois, à prendre des photos de mes promenades pour les envoyer et j'ai été étonnée du résultat : on reconnaît difficilement l'insolite comme résultat de l'envahissement prodigieux de la nature ici quand plus personne ne la domestique. On n'y voit que du méconnaissable et non reconnaissable même pour ceux, celles qui ont habité ici (se reconnaîtra l'une de nos amies du club à qui je les ai envoyées). Disons que je me suis créée une découverte intérieure durable, étonnée, inoubliable, de ce que sont les lieux habituellement envahis de présence humaine et mécanique bruyante. Sinon, j'ai fortement utilisé mon temps par internet à écrire (et mon goût de l'écriture), à communiquer avec des personnes isolées ou plus âgées et qui se sont senties fragilisées. J'ai beaucoup lu. Cela ne me pèse pas et mon corps a pris l'habitude de la paresse physique ; il est plus que temps que je sorte de cette léthargie acceptée ; il me semble impossible aujourd'hui de recouvrer ma tonicité physique. Il y a des âges qui ont très mal supporté le confinement et qui s'en sortiront très mal. Même avec un esprit créatif, même par le voyage dans l'art, dans la courte distance terrestre. N'oublions pas que nous sommes par essence des marcheurs cueilleurs.... A nous de marcher cueillir ce que nous pouvons comme nous le pouvons. Machado l'a dit bien mieux que moi "Se hace el camino al andar " (Se fait le chemin en marchant)...